La mort de Socrate et mon frère

 

Ce film a été tourné lors du second Kino kabaret de Genève, qui a permis la rencontre de la plupart des artistes impliqués dans le projet et, a bénéficié du soutien de la fondation l’Abri qui a accueilli toute la troupe dans son décor pour le tournage. Il a été entièrement postproduit (étalonnage & mixage) par C-Side Productions.

 

Comédie dramatique
couleur/2.39 / 12 min./vo français
/vost DE-EN

 

Production: KinoGeneva

Diffusion: jroby (at) c-sideprod.ch
(toute personne intéressée à voir/projeter le film peut m’écrire à l’adresse ci-dessus)

Scénario, Réalisation: Julien Roby
Avec: Freddo l’Espagnol, Olivier Guibert, Christophe Delesques, Marie Perruchoud, Sabine Peeters, Virginie Hoog, Stéphanie Pin, Anne-lise Fritsch, Rame Beqiri, Jeton Qerimi
Directeur de la photographie: Thomas Walser
Assistante caméra: Jérôme Charreton
électricien & machiniste:
Romain Schar
Prise de son: Charles Menger
Montage image: Julien Roby
Etalonnage: Blaise Villars
Musique: Virginie Hoog (piano & voice) & Sabine Peeters (voice) interprètent Erik Satie
Mixage son: Charles Menger
Régie: Sonia Vernhes Rappaz
Accueil & régie technique générale: François Passard & Fabio Jaramillo à L’Abri de Genève
Equipement: RED camera / C-Side & Visuals
Photographes de plateau: Alba Knobel
Responsables équipement & transport: Damien Molineaux, Rafi & Laslo Szulyovszky
Remerciements: l’équipe du Kino kabaret Genève, Loopy & Clyde & the crazy sisters, Fabienne et Giacomo Vuilleumier-Gastaldi
Avec le soutien de: L’Abri, Le Parloir, C-Side Producitons

La mort de Socrate et mon frère

Film de court-métrage de Julien Roby
Suisse, 2015. 12’
Librement inspiré par Phédon de Platon et Socrate d’Erik Satie.

 

  Trailer (1’00)
  Freddo l’Espagnol | photo: Thomas Walser
  On stage | photo: Thomas Walser

Olivier Guibert | photo: Thomas Walser 

  Sabine Peeters | photo: Thomas Walser
  Christophe Deslesques | photo: Thomas Walser
  Virginie Hoog | photo: Thomas Walser

Olivier Guibert | photo: Thomas Walser  

  Anne-Lise Fritsch et Stéphanie Pin | photo: Thomas Walser

 

SYNOPSIS:
Un homme assiste à la répétition d’une pièce dans laquelle joue son frère, qu’il admire et dont il a coutume de ne manquer aucune représentation.

 

Note de l’auteur:
Je relaterai pour tout potage un souvenir qui s’éclipse insensiblement derrière ce film. Du temps où nous hébergions Ludo, Fritz, Janis, Erik, John et Charles, dans un trois pièces du Jura. Tel un rassemblement de penseurs en cavale, ils avaient trouvé refuge chez nous et la diversité de leurs caractères et styles de vie égayait notre quotidien.

Lors d’une conversation à table, et après que Charles se fût attardé une fois de plus sur la propension naturelle des hommes à s’adapter, Erik, qui d’habitude ponctuait les beaux discours avec ses fameux ronds et traits (ses traits d’esprit), nous confia tout de go ne s’être jamais remis de la mort de Socrate. Je me sentis alors comme le beurre sur la table: sévèrement ramolli sous l’effet de la chaleur et glissant loin du beurrier qui l’avait jusque-là contenu.

Tandis qu’Erik rendait hommage au philosophe, son regard trahissait toute la tristesse qu’il éprouvait depuis des siècles. Il cherchait à nous faire comprendre –presque silencieusement– l’étonnante facilité avec laquelle la plupart des vivants acceptaient au fil des ans la disparition “du plus sage et du plus juste de tous les hommes”. Ainsi, mieux que personne n’aurait su le faire autour de cette table, il donnait raison à notre biologiste anglais.

J’étais troublé par son intervention et, même s’ils cherchaient tous deux à le dissimuler, je constatai également les yeux larmoyant de Janis et Ludo. Le soleil s’effaçait lentement derrière les immeubles avoisinants. Nous restions tous abrutis dans la cuisine alors ombragée, fixés tels des exclus, qui malgré la science et la lucidité de l’un d’eux, allaient une fois de plus faire la vaisselle à la main et en pleurant.

J.R.

 

Le Screener du film

News

Jingle cinéma suisse

C-Side Productions a eu le plaisir de collaborer à l’élaboration du nouveau jingle créé pour que notre cinéma (helvète) soit reconnu. Trop souvent, ailleurs mais chez nous aussi, on ne sait pas qu’un film tourné à l’étranger ou avec des comédiens connus est en réalité un film suisse, c’est-à-dire réalisé ou majoritairement financé en suisse.